Ludique/instructif 4

Un chien policier pratique la réanimation cardiorespiratoire sur son partenaire humain lors d’un exercice

Une loutre fait des glissades dans la neige

En Thaïlande, une touriste a appris à ses dépends qu'il ne fallait pas forcer l'intimité d'un éléphant lorsque le pachyderme a envie de se rafraîchir

Pub marrante sur l'assistance au remorquage

Un groupe excentrique d'amis très unis

Le bonheur absolu

Chienne protégeant son chiot

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Des Erreurs De Phonétique

Il ne faut pas dire :
"Faire bonne chair", mais "Faire bonne chère".
Le mot "chère" est issu de l'ancien français "chiere".
Ce dernier est lui-même tiré du latin "cara", qui signifiait "visage". Par la suite, ce mot prit le sens d'"air". L'expression voulait donc dire "avoir l'air aimable, être accueillant". Le sens actuel de "bien manger" n'est apparu qu'au XVIIe siècle, sans doute à cause de l'homonyme "chair", qui représentait la viande.

"C'est là que le bas blesse", mais "C'est là que le bât blesse".
Un bât est un dispositif en bois permettant le port de lourdes charges par des ânes, chevaux... et qui peut les blesser.

"Un remède de bonne femme", mais "Un remède de bonne fame".
C'est un remède de bonne réputation (on dit encore "cet endroit est mal famé", lorsqu'il a mauvaise réputation).

"Etre mou comme une chique", mais "Etre mou comme une chiffe"  et pas "chique" ! Chiffe signifie "étoffe légère et de mauvaise qualité".

"Etre en bisbi", mais "Etre en bisbille", et pas "bisbi, ni bis-bis" !
Ce mot nous vient de l'italien "bisbiglio", terme familier qui signifie aujourd'hui "murmure", "chuchotement", mais qui au XVième siècle avait le sens d'un murmure exprimant en particulier la désapprobation. On découvre ici la source de la signification actuelle de l'expression "être en bisbille avec quelqu'un", puisqu'il s'agirait ainsi, à l'origine, d'exprimer sourdement son désaccord avec quelqu'un.

"Long comme un jour sans fin", mais "Long comme un jour sans pain", et pas "fin" !
Ne pas avoir de pain à sa disposition, nourriture de base de bien des gens à une certaine époque, c'était l'assurance de passer une journée interminable (avec l'estomac creux) et ennuyeuse...

"Cette affaire n'a pas fait long feu", pour dire qu'elle a lamentablement échouée...
"Cette affaire a fait long feu" bien sûr, et pas "sous forme négative" !
"Faire long feu" vient d'avant l'invention des cartouches étanches, lorsque qu'on chargeait un fusil avec de la poudre trop humide pour qu'elle puisse s'enflammer d'un coup vif au moment de la percussion et provoquer l'explosion. La poudre faisait alors un misérable "pschitt", trop long pour expulser la balle avec force. L'affaire avait fait long feu.

"Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie", célèbre lapalissade... mais
"Un quart d'heure avant sa mort, il faisait encore envie" !
Ce qui ne serait qu'une mauvaise "lapalissade", est en fait une pensée sur la jalousie et la relative situation "enviable" des autres.

"Aller de mal en pire", pour dire que ça va de plus en plus mal… mais "Aller de mal en pis" !
D’une façon générale, que choisir entre le pis et le pire ?
Même s'il y a pire dans la vie, savoir distinguer le pis du pire n'est pas chose aisée. Les mots pis et pire viennent tous deux du latin pejor ("plus mauvais") et possèdent essentiellement le même sens, mais ils ne sont pas interchangeables ou utilisables dans tous les contextes. Voici comment les rôles de ces deux frères sont distribués en français moderne.
Adverbe
Comme adverbe signifiant "plus mal", pis est la seule des 2 formes à pouvoir être utilisée. Mais cet emploi tend à vieillir et ne survit plus guère que dans un style soutenu ou littéraire. Dans un registre neutre, le français courant préfère utiliser plus mal.
Adjectif
Comme adjectif signifiant "plus mauvais", c'est pire qui est généralement employé. C'est même la seule des deux formes à être autorisée dans la fonction épithète.
Nom
Comme nom signifiant "la plus mauvaise chose ou personne", l'une ou l'autre des deux formes peut être employée.
Encore une fois, pis ne se rencontre plus guère que dans un style soutenu :
J'ai enduré le pire en l'écoutant chanter (courant)
J'ai enduré le pis en l'écoutant chanter (vieilli ou soutenu)
Quelques locutions figées avec pis :
La forme pis garde sa vigueur et reste de rigueur dans un petit nombre de locutions figées consacrées par l'usage.
De mal en pis (ou de pis en pis) : de plus en plus mal
Tant pis : c'est dommage
Au pis aller : dans l'hypothèse la plus défavorable
Un pis-aller : une solution de remplacement
Qui pis est : ce qui est encore plus désagréable
Dans ces locutions toutes faites, il n'est pas permis de remplacer pis par pire. On se gardera en particulier de dire au pire aller ou un pire-aller.
En conclusion :
En français courant, pis a tendance à s'effacer devant pire, plus mal ou plus mauvais, selon le contexte.
Son usage actuel se maintient essentiellement dans un petit nombre de locutions figées.
Tant pis !